Le débat interdit
27/07/2010 14:29 par dlr14ème_62
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Le débat interdit
27/07/2010 14:29 par dlr14ème_62
« Honte aux pays où l’on se tait » disait Georges Clemenceau pour réveiller les Français.
Au moment où la présence militaire en Afghanistan suscite de grands débats politiques en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis, la classe politique française est muette.
Les révélations du site américain Wikileaks d’hier confortent la thèse de tous ceux qui dénoncent la manière dont est conduite cette guerre et l’impasse dans laquelle se sont placés les Etats-Unis.
En France le silence est total pour deux raisons.
Tout d’abord le retour dans l’OTAN et le soutien aveugle aux Etats-Unis mis en œuvre par le Président de la République s’avère être un véritable constat d’échec. Contrairement à ce qui avait été promis, loin de peser davantage, notre pays en abandonnant sa position singulière d’indépendance ne vaut plus grand-chose. Reconnaître l’embourbement, comme je l’avais annoncé il y a deux ans, les opérations de l’OTAN en Afghanistan, ce serait bien sûr pour tous les soutiens du Président avouer la faiblesse de sa politique internationale.
La seconde raison c’est l’atlantisme viscéral du Parti Socialiste qui n’a pas de politique étrangère bien arrêtée et qui ne joue pas son rôle d’opposition.
Les Etats-Unis et leurs alliés sont en train de perdre cette guerre car, comme les Anglais, puis les Russes, on ne peut pas tenir ce pays montagneux et très particulier sans au moins 300 000 hommes.
Nous l’avions dit à quelques uns en Commission des Affaires Etrangères et de la Défense réunis l’été 2008. La débâcle qui se prépare va déstabiliser un peu plus le Pakistan au risque d’embraser toute la région.
Voilà pourquoi la France, si elle était encore la France, devrait faire entendre sa voix beaucoup plus nettement pour retirer ses troupes et proposer une solution politique. Il y a urgence.
NDA
Partis de poche : l’UMP très loin devant
26/07/2010 23:13 par dlr14ème_62
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Partis de poche : l’UMP très loin devant
26/07/2010 23:13 par dlr14ème_62
Pour vérifier, Mediapart s’est lancé dans une tentative d’inventaire des partis de métropole. Comme les comptes des années 2009 et 2010 n’ont pas encore été rendus publics, nous avons épluché le répertoire des quelque deux cents formations «ayant satisfait à leurs obligations légales» en 2007, l’année clef des élections présidentielle et législatives. A cette époque, les jeunes micro-partis des ministres Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Rama Yade ou Benoist Apparu n’existaient pas encore, pas plus que les formations des députés UMP Franck Riester ou Jean-François Lamour. Le rythme des lancements s’est emballé ces derniers mois…
Après plusieurs jours passés à décortiquer le répertoire de 2007, il s’avère impossible de livrer une typologie exhaustive, une poignée de partis restant «mystérieux». Mais l’exercice ne laisse aucun doute : les structures satellites sont d’abord une spécialité de l’UMP.
Dans la galaxie socialiste
La rue de Solferino condamne le principe même des «partis de poche», qui permettent aux particuliers aisés de multiplier les dons à leur famille politique (légalement plafonnés à 7.500 euros par an et par parti). Le trésorier du PS, Régis Juanico, jure les «surveiller comme le lait sur le feu». Mediapart, toutefois, en a déniché quelques-uns – sans compter qu’une poignée a bien dû nous échapper. Tous ces micro-partis ne soulèvent certes pas les mêmes questions, selon qu’ils ont une assise nationale ou locale, incarnent une vraie tendance ou non, collectent ou pas des dons.
• «Dessinons l’avenir avec Alain Girard» : dédié au maire socialiste de Crosne (Essonne), c’est un pur parti de poche. Ses comptes montrent quelques cotisations d’adhérents (45 petits euros en 2008), ainsi que des contributions d’élus municipaux (16.844 euros en 2008), mais il collecte aussi des dons de personnes physiques : 1.100 euros en 2006, 7.680 en 2007, 3.680 en 2008. Si ces sommes restent mineures, elles viennent aujourd’hui parasiter la communication de la rue de Solferino… En 2008, année des municipales, 16.635 euros ont ainsi été déboursés pour «prise en charge de dépenses électorales»… Alain Girard a certes quitté le PS en 2009, pour rejoindre le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, mais il vient tout juste de rentrer au bercail (début juin).
• «Aimer Angers» : cette formation du maire PS, Jean-Claude Antonini, n’engrange «par choix» aucun don, comme l’attestent les comptes de 2006, 2007 et 2008. Pour l’entourage de l’édile, elle n’a rien à voir avec les «partis de poche», réseaux parallèles de collecte de dons. «Aimer Angers» fonctionne essentiellement avec les contributions versées par les élus de la majorité angevine. Et vit surtout sur ses réserves – qui dépassaient les 200.000 euros en 2008 ! Ces dernières ont par exemple servi à l’achat de sondages politiques – que le maire refuserait, selon un proche, «de faire payer par la ville». Elles ont surtout financé la campagne municipale de 2008… A la mairie, on ne voit dans tout cela «aucun problème moral», tout en concédant n’en avoir jamais discuté avec le trésorier du PS. Ça ne devrait plus tarder… Au passage, l’entourage de Jean-Claude Antonini explique être «en relation avec des socialistes d’autres villes France», qui songent à copier le «modèle»… Déjà, à Toulouse, les élus du conseil régional disposent de leur «Union des socialistes pour Midi-Pyrénées» (86.786 euros de réserves fin 2008). Ce type de structure «autogérée», en effet, s’avère bien pratique pour les «menues» dépenses (plutôt que de faire appel systématiquement aux fédérations départementales du PS)…
• «Francheville au cœur» : ce micro-parti supporte René Lambert, maire PS de la banlieue lyonnaise. Lui non plus ne collecte pas de don ; il vit grâce aux seules cotisations de ses adhérents. En 2008, année d’élections municipales, 13.000 euros ont été décaissés… Montant de la cagnotte en réserve : 16.756 euros.
Les trois prétendants à l’investiture socialiste en 2006, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, soumis à des primaires internes, ont à l’époque créé une formation pour porter leur courant. Ces formations furent respectivement baptisées «Désirs d’avenir», «Rassemblement pour la démocratie et la solidarité» et «Agir pour l’égalité». En 2006, le premier avait capté 92.675 euros de dons, la deuxième 162.060 euros, la troisième 84.564 euros. Les primaires terminées, qu’ont-ils fait de leurs micro-partis ?

Ségolène Royal a continué de faire vivre Désirs d’avenir, en tant que formation politique, jusqu’à la fin de 2008 (après avoir amassé 86.424 euros de dons en 2007 et 97.322 euros l’année suivante). En 2008, les cotisations des adhérents ont par ailleurs atteint la somme de 144.331 euros. Depuis, la structure fonctionne en «association loi 1901», un statut qui lui procure avantages et inconvénients : les dons ne sont plus plafonnés, mais plus du tout défiscalisés ; les comptes ne sont plus vérifiés par la Commission nationale chargée de contrôler le financement de la vie politique, mais Désirs d’avenir n’a plus le droit de subventionner une campagne électorale à hauteur de plus de 4.600 euros. Toutefois, si Ségolène Royal voulait exploiter ses réserves pour financer demain une nouvelle candidature, elle aurait tout loisir de redemander l’agrément «parti politique» à la Commission – qui n’aurait pas réellement les moyens de s’y opposer.
Dominique Strauss-Kahn : son micro-parti (dépourvu d’adhérents) s’est un peu assoupi, avec 10.400 euros de dons recueillis en 2007, puis seulement 4.000 euros en 2008. Le patron du FMI peut toutefois «réveiller» sa structure à tout moment… A noter : la Commission a reproché au trésorier de ne pas respecter les règles sur la distribution de «reçus» aux bienfaiteurs (indispensables pour que la régularité des dons soit vérifiée).
Laurent Fabius : «Agir pour l’égalité» (sans adhérent) a touché 3.050 de dons en 2007, puis 7.975 euros en 2008. Cette année-là, il lui restait 10.556 euros de réserves. Pour Régis Juanico, trésorier du PS, «c’est une structure dormante, comme celle des strauss-kahniens»; il compte les prier d’abandonner leur statut de parti.
• Manuel Valls : encouragé par le «précédent» de 2006, le député de l’Essonne, challenger déclaré pour les primaires de 2011, a lancé son micro-parti en décembre dernier, pour récolter des dons et financer sa campagne interne. Selon lui, il s’agissait de combler un vide : la rue de Solferino n’a toujours pas annoncé quelle somme serait attribuée aux différents candidats… Manuel Valls craint, si un poids lourd se présentait, d’être défavorisé. Baptisé «A Gauche, besoin d’optimisme», sa structure devrait cependant mettre la clef sous la porte, à la demande du trésorier du PS. Au passage, il faut noter que le représentant de l’aile droite du parti socialiste n’en est pas à son coup d’essai. En réalité, dès juin 2008, Manuel Valls avait créé un premier think-tank au statut de formation politique, «Cercle 21, gauche et modernité», dissous en décembre 2009. Le courant «L’Espoir à gauche», piloté par Vincent Peillon, avait envisagé de suivre son exemple, mais n’est jamais passé à l’acte.
Aujourd’hui, que vont devenir ces formations satellites ? Mardi 20 juillet, l’ancienne garde des Sceaux, Elisabeth Guigou, a réclamé la prohibition pure et simple des micro-partis, au PS comme ailleurs, qui constituent à ses yeux un «contournement de la loi sur le financement de la vie politique». Pour l’heure, à l’Assemblée nationale, le groupe socialiste planche sur plusieurs propositions de loi, pour interdire les doubles adhésions aux parlementaires (comme à leurs suppléants), mais aussi pour plafonner les dons à 7.500 euros tous partis confondus.
Enfin, il faut noter qu’à gauche, le PS n’a pas le monopole des micro-partis. En 2008, le député Jean-Pierre Brard, ancien-PCF, leader du CAP (Convention pour une alternative progressiste), s’appuyait localement sur le «Comité des citoyens montreuillois» (16.555 euros de dons en 2007, 1.768 euros en 2008). Egalement au CAP, l’ancien communiste Gaston Viens, maire d’Orly de 1965 à 2009, bénéficiait lui du soutien d’«Arias 94» (7.774 euros de dons en 2007, 3.065 en 2008).
Côté Parti radical de gauche, on tombe également sur l’«Association démocratie et liberté» (basée à Fleurance), placée au service du sénateur du Gers Raymond Vall (330 euros de dons en 2007, 1.755 euros en 2008).
A l’arrivée, la gauche, avec ses initiatives isolées, semble bien à la traîne de la majorité. A l’UMP, il s’agit d’un véritable système, encouragé par le siège, qui a diffusé sur son site – jusqu’au vendredi 23 juillet – un véritable mode d’emploi du parti de poche à l’intention de ses élus (si le document a été supprimé, la version téléchargée par Mediapart reste disponible ici).

Dans l’orbite de l’UMP
Puisqu’il faut bien faire un tri, laissons de côté les vrais «clubs», qui incarnent une sensibilité à l’UMP, organisent leur lot d’activités, et disposent d’adhérents en chair et en os (tels «France.9» de François Fillon, «Le Chêne» gaulliste de Michèle Alliot-Marie, «Dialogue et Initiative» de Jean-Pierre Raffarin, «Génération France.fr» de Jean-François Copé, le «Forum des républicains sociaux» de Christine Boutin, voire «La Gauche moderne» de l’ex-socialiste Jean-Marie Bockel) – même si certains drainent des fonds considérables.
Concentrons-nous plutôt sur les micro-partis à vocation locale, qui permettent aux élus de financer leurs campagnes à domicile. Parmi les ministres, Christian Estrosi (à l’Industrie), maire de Nice, jouit ainsi d’une structure «maison», «Alliance Méditerranée-Alpes» (21.605 euros de dons en 2007, 64.155 euros en 2008). Idem pour le secrétaire d’Etat aux transports, Dominique Bussereau, qui dispose d’une «Association pour l’avenir de la Haute Saintonge et de la Saintonge atlantique» (seulement 395 euros de dons en 2007, 750 euros en 2008)…
Pour appréhender l’ampleur du phénomène chez les parlementaires UMP, voici en vrac quelques exemples de structures (repérées sur la liste de 2007 malgré des noms souvent abscons):
• La députée Françoise de Panafieu a bénéficié pendant 4 ans d’un maxi-parti de poche, «Pour un Paris gagnant», chargé par l’UMP de compléter le financement de sa campagne municipale de 2008 (337.440 euros de dons amassés en 2007, 272.985 euros en 2008). Voir l’article de Mediapart.
• Le député du Val-d’Oise Georges Mothron a pu s’appuyer sur «Argenteuil que nous aimons »: 435 euros de dons en 2007, 13.765 euros en 2008 (dont 1.800 illico reversés à l’UMP).
• Le député de Seine-et-Marne Yves Jégo (ancien ministre de l’outre-mer dans le gouvernement Fillon) a développé le «Mouvement des Seine-et-Marnais» : 25.745 euros de dons en 2007, 38.104 euros en 2008. Sa spécificité ? Yves Jégo a reproduit, à son échelle, une sorte de «Premier cercle» (ce «club » imaginé par Eric Woerth pour regrouper les plus gros bienfaiteurs de l’UMP). Son nom ? «Fidelis». Pour le rejoindre, il suffit de débourser 1.000 euros… «Vous souhaitez avoir un lien direct avec Yves Jégo?, invite la réclame (reproduite ci-dessous). (Avec Fidelis), soyez son invité privilégié à des conférences, soirées, ou manifestations…»

• Le député du Val-de-Marne Gilles Carrez (pilier du groupe UMP à l’Assemblée, en tant que rapporteur général du budget) a étoffé son micro-parti à Champigny, baptisé «Convergences»: 9.075 euros de dons en 2007, 17.855 euros en 2008. En 2007, cette ville était d’ailleurs un repère de «micro-partis», puisque Vincent Chriqui (un jeune fidèle de François Fillon, aujourd’hui à la tête du Conseil d’analyse stratégique à Matignon), avait aussi créé «Convergences Champigny», pour tenter de s’implanter – battu aux dernières municipales, il s’est depuis «relocalisé» dans l’Isère…
• Le député de Paris Claude Goasguen, maire du XVIe arrondissement, a bénéficié de l’«Union pour l’avenir du XVIe Sud»: 38.890 euros de dons en 2007, 43.413 euros en 2008 (année où ce micro-parti a pris en charge 2.609 euros de «dépenses électorales» aux municipales)…
• Le député des Hauts-de-Seine Patrick Balkany, vieil ami de Nicolas Sarkozy, a pu compter sur le «Rassemblement pour Levallois»: 70.453 euros de dons en 2007, 89.754 en 2008. Dans ce département, on peut citer aussi l’ex-député Philippe Pemezec, dont l’élection en 2007 a été annulée par le Conseil constitutionnel (son compte de campagne ayant été rejeté)… Philippe Pemezec, réélu maire du Plessis-Robinson, avait le soutien en 2007 d’«Idées-Force» (67.175 euros de dons cette année-là, 66.155 euros en 2008).
• Le député du Rhône Dominique Perben (battu au premier tour des municipales de 2008 dans son arrondissement) a profité de «Lyon nouvel horizon»: 111.015 de dons en 2007, 214.931 euros en 2008 (dont 98.322 euros dépensés en «communication»).
• Le député des Bouches-du-Rhône Richard Mallié (questeur de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire en charge des deniers du Palais-Bourbon) ne s’est pas caché derrière son petit doigt, puis que son parti de poche marseillais s’appelle «Les amis de Richard Mallié»: 92.680 de dons en 2007, 36.142 euros en 2008.
• Le député Dominique Dord s’est appuyé – chichement – sur «Action Savoie première» : 235 euros de dons en 2007, 200 euros en 2008. Avec «Savoie d’aujourd’hui», son collègue Michel Bouvard a collecté, de son côté, 2.814 euros, puis 3.285 euros.
• La sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller a pu compter sur son parti local, l’«Union pour Strasbourg» : 2.462 euros de dons en 2007, 671 euros en 2008. Cette dernière année, 45.927 euros ont été, très officiellement, affectés au financement de campagnes électorales…
• Le député du Tarn, Bernard Carayon, a bénéficié du soutien de «Vivre ensemble pour le Tarn»: 1.430 euros en 2007, 25.370 euros en 2008.
A ce stade, la somme des dons amassés par cette seule douzaine de micro-partis atteignait déjà plus de 770.000 euros en 2007 ; plus de 820.000 euros en 2008…
A cette cagnotte, il faudrait bien sûr ajouter les montants récoltés par les micro-partis des élus de base (maires, etc.)… A titre purement illustratif, on peut citer:
• «Réussir en Dordogne», derrière le maire de Sarlat, Jean-Jacques de Peretti, ex-conseiller de Jacques Chirac et ministre d’Alain Juppé (21.887 euros de dons en 2007, 34.940 euros en 2008).
• «Sud-Est toulousain pour tous», au service de l’ancien maire Jean-Luc Moudenc (4.000 euros de dons en 2007, 15.010 en 2008).
• «Union pour le Val-de-Marne», aux côtés de Christian Cambon, ex-sénateur (3.500 euros en 2007, 0 en 2008).
Sans oublier les exemples piochés parmi les autres composantes de la majorité :
• Le radical valoisien Gérard Tremege, maire de Tarbes, a pu compter pour les municipales sur «Tarbes 2008» (1.415 euros de dons en 2007, 3.400 euros en 2008).
• L’ancien socialiste Philippe Sanmarco (aujourd’hui Gauche moderne), élu municipal à Marseille, avait sa «Convention citoyenne» (625 euros de dons en 2007, 829 euros en 2008).
La démonstration peut sans doute s’arrêter là. «Statistiquement, c’est vrai», les micro-partis touchent davantage la droite que la gauche, reconnaît François Logerot, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Lundi 19 juillet, François Fillon a voulu relativiser : «L’important, c’est que ce soit transparent, et c’est transparent.» Mais dès le lendemain, le député Pierre Méhaignerie, centriste de l’UMP, se déclarait favorable à «une réglementation de toutes ces associations parallèles»…
Mathilde Mathieu
http://www.gaullisme.fr/?p=8497
L'UMP l'a chassé, DLR n’en a pas voulu, De Villepin non plus : le mascarille local crache le venin de la désinformation !
26/07/2010 22:43 par dlr14ème_62
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L'UMP l'a chassé, DLR n’en a pas voulu, De Villepin non plus : le mascarille local crache le venin de la désinformation !
26/07/2010 22:43 par dlr14ème_62
Il semblerait qu’un valet dévolu au FN ait décidé de s’en prendre à DLR par le biais d’une information biaisée. En effet celui- ci fait de François Xavier Villain, Député – Maire de Cambrai, un député DLR. Rien de plus faux cher Monsieur. L’Assemblée Nationale ne compte qu’un seul député DLR. Celui – ci est Nicolas Dupont – Aignan. Le tableau suivant indique le classement plus qu’honorable de notre député.
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Noms
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Classements
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Interventions
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En séance
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En com-mission
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Rapports
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Proposition de lois
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Questions
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Nicolas Dupont Aignan
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260ème
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19
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14
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5
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0
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1
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84
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Voilà le bilan plus qu’honorable de notre Député qui, je le rappelle, arrive à concilier également dans un même temps la gestion de sa commune de Yerres (Essonne) depuis 1995 (réélu dernièrement avec plus de 70 % de suffrage) ainsi que la présidence de notre mouvement. Chez DLR, nous n’avons certainement pas besoin de leçons venant d’un fanfaron dont l’unique signature en politique aura été cette inconstance caractéristique qui l’aura amené dans le giron du FN.
Le comité local DLR
Directeur d’une maison de jeunes à Grenoble dans les années quatre-vingts
26/07/2010 21:45 par dlr14ème_62
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Directeur d’une maison de jeunes à Grenoble dans les années quatre-vingts
26/07/2010 21:45 par dlr14ème_62
J’ai été directeur d’une importante maison de jeunes (et de la culture, ajoutait-on) à Grenoble en 1979 et 1980. J’ai habité plusieurs années la Villeneuve, très précisément (les adresses ont leur importance à la Villeneuve) au 10 galerie de l’Arlequin. Formé dans les mouvements de jeunesse et d’éducation populaire, j’avais quitté mon poste de professeur du secondaire pour revenir à ma passion première : les adolescents difficiles. Ma formation s’est faite dans la banlieue parisienne entre Villeneuve la garenne et Bezons dans ce monde des cités. J’ai été imprégné de pédagogie par projet selon les principes de Piaget, dans une atmosphère héritée du mouvement ouvrier, très marqué par le syndicalisme et l’église catholique, les deux étant d’ailleurs très interpénétrés : entre jeunes de la JOC et des JC, les discussions et la camaraderie étaient la règle. Il n’y avait pas délinquance dans ce temps-là : dans la banlieue rouge, la référence c’était l’ouvrier P3 outilleur, l’aristocratie ouvrière. Il était hors de question de voler ou de manquer l’école. L’accès aux responsabilités supposait la perfection dans son métier et dans sa vie sociale. L’ascension sociale par le travail et l’instruction étaient la règle et avaient une finalité : l’émancipation du peuple et de la classe ouvrière.
Avec des études supérieures et une solide expérience de terrain, j’ai été recruté par une grande fédération de maisons de jeunes et de la culture et me suis retrouvé à la tête de la maison du quartier de l’Abbaye, entre la Villeneuve et le centre ville, où parmi les nombreuses expériences sociales entreprises par la municipalité Dubedout, l’objectif était de sédentariser les gitans. Je me suis retrouvé rapidement en complète dissonance avec ce milieu : pour l’institution, les « jeunes » étaient par définition des victimes de la société. Ils n’étaient pas responsables de leur situation. Pour la mairie et pour les associations, le seul indicateur de performance était la quantité de moyens déversés sur le quartier. Le mot « jeune » avait une dimension sacrée, christique, et aller aux jeunes était vivre une sorte de chemin de rédemption. Une de mes collègues, directrice d’une maison voisine, en avait même épousé un, dans un double mouvement de dérision vis-à-vis de l’institution du mariage et de fusion compassionnelle avec un « jeune ».
Je me suis très rapidement retrouvé marginalisé avec ma pratique basée sur la responsabilisation individuelle et le sens du collectif, et mes tentatives d’instaurer le principe de régulation des transgressions des normes. « Norme, mais de quelle norme parles-tu? Nous ne sommes pas là pour cautionner la société bourgeoise ». Il n’y avait donc aucune norme. Les familles ne payaient pas leur loyer et attendaient le dernier moment pour se contenter de glisser le papier bleu dans la boîte aux lettres de l’assistance sociale. Dans les sorties de ski que j’organisais avec « les jeunes », ceux-ci me donnaient leurs lunettes à porter quand il n’y avait pas de soleil pour les reprendre ensuite « Tu es payé par la mairie pour t’occuper de nous ». L’assistanat généralisé était la seule règle. Rien n’était assez beau : on payait aux « jeunes » les plus beaux équipements. Les « jeunes » arboraient narquois l’argent du chômage en précisant qu’ils refusaient de contribuer à quoi que ce soit. Seulement, l’être humain garde un fond de dignité et n’a que mépris pour ceux qui les transforment en objet compassionnel : la somptueuse maison des jeunes (conçue par des sociologues) fut incendiée. Ma proposition de créer des espaces en fer et en béton vide qui ne vivrait que de ce qu’y créerait les « jeunes » (avec de l’argent attribué uniquement sur la base d’un projet) fut considérée comme « de droite » car justifiant le désengagement budgétaire de l’Etat.
Un jour, des Siciliens vinrent s’installer dans le quartier et échangèrent des tirs avec les gitans. Ceux-ci se replièrent dans leur campement de Briè-et-Angonnes. Je fis la réflexion en réunion qu’il y avait une situation de surencadrement et que nous pourrions proposer aux éducateurs d’aller travailler dans un autre quartier à forte délinquance, le Mistral. « Mais tu t’en prends à l’emploi! » « Ah bon, il vous faut des pauvres pour justifier vos emplois ». Ma descente aux enfers était commencée, elle fut arrêtée par la médecine du travail, lasse des dépressions et suicides sur ce genre de postes, me retrouvait sans emploi, quittait la ville et changeait complètement de profession. J’ai eu de la chance : j’avais commencé à travailler à un plan d’action éducative avec le proviseur du Lycée Jean-Bart, André Argouges. Celui-ci se battait comme un beau diable pour obtenir une clôture pour son lycée, las des incursions de « jeunes » pénétrant dans les classes pour agresser les lycéens (NB : dans cette novlangue, les lycéens ne sont pas des « jeunes »). Les éducateurs l’ont traité de réactionnaire, arguant que les crédits seraient mieux employés à créer de nouveaux postes d’éducateurs qu’à faire une clôture. Deux ans plus tard, André Argouges a été assassiné par une « jeune » entrée indûment dans l’établissement, qui lui planta une paire de ciseau dans le cœur.
J’ai pu engager un éducateur, Mohamed, venu des bas-fonds et qui connaissait les règles du jeu de ce milieu, qui partageait mes convictions et avec lequel nous pratiquions une pédagogie directive et énergique avec les « jeunes ». Il fut licencié lui-aussi mais ne retrouva pas d’emploi. J’appris quelques années plus tard qu’il s’était suicidé.
Et la Villeneuve ! Le laboratoire social de la municipalité Dubedout. J’habitais au 10, la montée des éducateurs, entre des appartements de réinsertion. Quand je prenais l’ascenseur avec mes voisins, on était au courant de mes critiques de la politique municipale et j’étais accusé de « faire le jeu de la droite ». Tout mon environnement social s’effondrait : soit je faisais taire mon esprit critique, soit je quittais la ville. Au 110, c’était une autre affaire : c’était la montée des bobos, des copropriétés (les appartements de la Villeneuve sont tous magnifiques : ce n’est donc pas la nature de l’immobilier qui est en question!) où se réunissaient les notables du parti socialiste sous la férule de l’élu en charge du socio-cul, René Rizardo. Les bobos envoyaient leurs enfants au collège expérimental de la Villeneuve. On y pratiquait le pédagogisme avant l’heure, les méthodes non-directives, ce qui veut dire que seuls les enfants ayant un soutien à la maison s’en sortaient tandis que ceux originaires d’un milieu populaire sombraient. Entre, il y avait « le peuple », les objets et les sujets de l’expérimentation. On y appliquait les mêmes principes : l’environnement de la Villeneuve était au départ magnifique et a été saccagé : la seule décision fut de transférer l’entretien du parc sur le budget municipal, au nom de “c’est la faute aux conditions socio-économiques”.
J’ai eu de la chance. Je suis parti loin, très loin, ai repris mes études, ai eu et ai toujours une vie passionnante. Mais je retenais de ma formation initiale d’historien et d’éducateur que priver les hommes de tout projet, les déresponsabiliser, ne leur donner aucune perspective qu’ils soient capables de construire eux-mêmes ne pouvait mener qu’à la barbarie. Cette prophétie était à l’époque une intuition d’un jeune homme encore en formation : elle est aujourd’hui une réalité objective, analysée et logique, produite par les savants fous du socio-cul.
Sur ce tissu social pourri fleurit aujourd’hui le trafic de drogue dans ce qui est la ville la plus criminelle de France. Ah, si une chose a changé : le lycée Jean Bart a sa clôture et s’appelle désormais le lycée Argouges.
Jules D.
Le protectionnisme, au service de la croissance économique
26/07/2010 17:23 par dlr14ème_62
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Le protectionnisme, au service de la croissance économique
26/07/2010 17:23 par dlr14ème_62
Aujourd’hui, on constate bien que le libre-échange sans la moindre restriction est une catastrophe pour les pays développés, qu’il amène délocalisations et hausse du chômage. Comment dessiner des solutions pour demain ? A quel niveau ? National ou européen ?
Les solutions purement nationales
Beaucoup de choses peuvent déjà être faites au niveau national. De nombreux pays nous ont montré la voie. L’Allemagne a décidé de déplacer une partie du financement de sa protection sociale sur la TVA, transférant une partie de la contribution de son industrie sur ses importations. Beaucoup de pays (Japon, Corée du Sud, Allemagne), utilisent les normes pour mettre des barrières qui protègent leurs entreprises des importations en provenance de l’étranger.
Bref, à l’échelle de la France, il reste toujours possible d’adapter notre fiscalité pour réduire nos importations et encourager nos exportations. En revanche, l’utilisation des normes nationales est aujourd’hui rendue beaucoup plus difficile par le marché unique européen qui a transféré l’élaboration de ces normes aux instances européennes au détriment des Etats-nations. La question se pose donc de reprendre des prérogatives que des pays comme la Corée du Sud conservent…
La solution des droits de douane
Mais l’arme la plus efficace pour réguler les échanges commerciaux est sans doute le droit de douane. Keynes a évoqué plusieurs fois une telle solution, à la fois pour la crise des années 30, comme le montre ce texte publié par Yann, ou dans le cadre du système monétaire de l’après-guerre, comme évoqué par Edgar. Aujourd’hui, les écarts considérables de salaires invalident la plupart des thèses libre-échangistes, élaborées à un moment où les écarts de salaire allaient de 1 à 2 seulement. Aujourd’hui, l’avantage compétitif de la Chine, ce sont ses faibles salaires…
En réalité, l’ouverture commerciale provoque une pression de plus en plus forte à la baisse des salaires dans les pays occidentaux. Il est illusoire de croire que nous pourrons maintenir nos emplois et nos salaires dans l’industrie, comme le montre bien l’accélération du mouvement de délocalisation dans l’automobile. En revanche, des droits de douane compensatoires pourraient alors protéger nos emplois de la concurrence des pays aux salaires et/ ou aux monnaies faibles.
Comment les mettre en place ?
Des doits de douane pourraient être instaurés en compensation des écarts de salaires. Il suffirait de partir du différentiel de salaire moyen et de classer les produits selon la part de la main d’œuvre dans les coûts. Le droit de douane devrait compenser au moins 50% de l’écart de salaire entre deux pays. Ensuite, un deuxième droit de douane devrait compenser la sous-évaluation de la monnaie. On peut imaginer qu’une partie de ces droits de douane soit reversée aux pays ainsi taxés.
Il est bien évident qu’une telle proposition se heurte à tous les traités européens actuels. Cependant, l’échelle européenne semble la plus pertinente pour la mettre en œuvre, même s’il est peu probable que la Grande-Bretagne ou l’Allemagne y adhèrent. La France devrait donc convaincre l’Italie et l’Espagne de mettre en place cette nouvelle politique commerciale, qui toucherait également les pays d’Europe de l’Est qui attirent toujours plus nos industriels pour transférer leurs usines.
Un tel cadre économique donnerait alors une viabilité aux implantations industrielles dans les pays les plus développés, tout en favorisant la hausse des salaires dans les pays émergents puisque le niveau des salaires ne serait plus un avantage compétitif aussi important.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
Insécurité : l’expérience et le bon sens du terrain plutôt qu’une politique nationale inefficace
26/07/2010 17:16 par dlr14ème_62
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Insécurité : l’expérience et le bon sens du terrain plutôt qu’une politique nationale inefficace
26/07/2010 17:16 par dlr14ème_62
Maire d’une ville de banlieue parisienne depuis plus de 15 ans, dans l’Essonne, Nicolas Dupont-Aignan connaît bien la problématique de l’insécurité dans notre pays.
Parfois caricaturé d’élu « répressif », il y mène au contraire une politique mêlant contrôles et sensibilisation des populations. Ainsi, il a ainsi instauré depuis 2001 un couvre-feu pour l’ensemble des mineurs de moins de 13 ans. Les contrevenants sont raccompagnés à leur domicile et les parents convoqués au commissariat dans un but éducatif et préventif. Il s’agit simplement de leur rappeler leurs responsabilités parentales - chacun étant susceptible de les oublier pour un temps.
Et les résultats sont sensibles. Et d’ailleurs, quel meilleur chiffre que celui exprimé par les urnes, témoin de l’adhésion populaire ? Aussi Nicolas Dupont-Aignan a-t-il été réélu au premier tour de chacune des deux dernières élections municipales avec 76,15% (2001) et 79,70% (2008) des voix, réalisant parmi ses meilleurs scores dans les quartiers dits difficiles.
C’est bien la preuve que les Français souhaitent entendre le langage de la vérité et du bon sens, et qu’ils attendent avant tout que l’ordre public soit rétabli sur le territoire. En deux mots comme en cent, les citoyens ont assez des beaux discours, des bons sentiments et du double langage dévastateur qui profitent à quelques-uns tout en les laissant, eux, dans les plus grandes difficultés. Car ce sont eux, les plus seuls et les plus démunis, qui pâtissent le plus directement et le plus violemment de l’insécurité.
Plus largement, ils souhaitent que les responsables politiques s’attaquent aux causes de la délinquance et du crime à l’échelle nationale, telles que le chômage de masse, l’immigration non maîtrisée, l’impunité totale et la faillite judiciaire.
Nicolas Dupont-Aignan fait partie de ces élus responsables et conscients du quotidien de nos concitoyens dans les villes de banlieue. Fort de son expérience municipale, il propose des politiques nationales radicales telles que :
l’application d’une sanction réelle pour chaque infraction grave.
Debout la République avait, à ce sujet, proposé à l’Assemblée Nationale un amendement destiné à supprimer les remises de peine automatiques, que l’UMP et le PS avaient – ensemble – rejeté.
Un tel amendement était pourtant salutaire. En effet, en vertu de la loi Perben de 2004, il existe une remise de peine automatique de trois mois pour la première année d’incarcération et de deux par année suivante, à laquelle s’ajoutent des remises de peine supplémentaires aisément accessibles (à raison de trois mois par année d’incarcération) - sans même parler de la libération conditionnelle. La conjonction de ces trois dispositifs, qui n’existe dans aucun autre pays au monde, conduit ainsi à ce qu’un détenu criminel condamné à dix ans de prison (ce qui n’est envisageable que pour un crime particulièrement grave) est libérable au bout de quatre ans et libéré en moyenne au bout de six !
De même, la récente loi pénitentiaire conduit en pratique à un aménagement quasi-automatique de la peine de tout condamné jusqu’à 2 ans de prison ferme pour lui éviter à tout prix l’incarcération ! Or, pour être condamné à 2 ans de prison ferme, il faut soit avoir commis un délit grave, soit être un multiréitérant.
le recours aux travaux d’intérêt généraux.
une plus grande responsabilité et indépendance des magistrats.
des moyens pour le budget de la justice plutôt que pour le bouclier fiscal.
l’utilisation des casernes désaffectées à des fins carcérales en attendant la création de 20 000 nouvelles places de prison (à titre d’exemple, le Royaume-Uni en a 22 000 de plus que la France !)
le gel de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), au moins dans ses modalités portant suppression de plusieurs centaines de postes en 2010 dans la police (environ 4200) et la gendarmerie (environ 3800).
le rétablissement des contrôles à nos frontières pour une période transitoire, afin de mettre un terme à l’Europe-passoire qui aggrave considérablement le problème de la délinquance dans notre pays, notamment en Ile-de-France. Il ne s’agit pas là d’assimiler délinquance et ressortissants étrangers, mais d’assumer la triste réalité selon laquelle la population immigrée ne dispose que de peu de ressources et s’installe dans des quartiers cristallisant la relégation sociale, le sous-emploi et le travail dissimulé.
le contrôle rigoureux des attributions de prestations sociales car elles constituent un véritable appel d’air. Ainsi l’aide médicale d’Etat, à laquelle recourent les immigrés clandestins, qui coûte plus de 500 millions d’euros par an à la collectivité.
Au lieu d’accuser d’une même voix ceux qui mettent ces sujets sur le tapis de "populistes", l’UMPS ferait mieux de comprendre que c’est sa gestion catastrophique des priorités des Français qui met actuellement le pays à feu et à sang, ce qui constitue le terreau idéal de tous les extrémismes, qu’ils soient politiques ou religieux.
Ces mêmes élus ont préféré, pendant des années, acheter la paix sociale en laissant vivre les trafics en tous genres dans les quartiers, avec pour seules victimes collatérales des habitants désemparés et instrumentalisés dans les deux sens (mouvement anti-raciste des années 80 puis diabolisation de l’islam aujourd’hui).
Les différentes interventions coup-de-poing de ces dernières années, dans les zones de non-droit, ne constituent qu’un pis-aller à une véritable politique publique et ne relèvent que de la politique spectacle. Ces interventions peuvent être nécessaires mais ne sont pas suffisantes.
Aussi faut-il que l’Etat central soit exemplaire, change son fusil d’épaule et stoppe son déni de la réalité des faits. Le gouvernement ne peut se féliciter de ses bilans en matière de sécurité alors que Grenoble et Saint-Aignan ont été mis à sac. Il doit réagir et infléchir sa politique en matière de sécurité.
Pour ce faire, il doit augmenter les effectifs des forces de l’ordre et assurer le financement des moyens nécessaires au bon accomplissement de leur mission. A défaut, le rapport de force risque de s’inverser au profit des bandes organisées et, aux vues de la quantité de forces de police mobilisées pour un seul quartier à Grenoble, il est fort à parier que le pays ne résisterait pas à un embrasement général.
Des politiques publiques efficientes existent.
Elles ne relèvent ni de la conjoncture, ni du spectacle, et encore moins de la multiplications des déplacements du Ministre de l’Intérieur.
Elles doivent, à l’inverse, s’inscrire dans la durée, être raisonnablement préparées et disposer des moyens nécessaires. Elles doivent également faire appel au sens responsable des parents et familles, comme le démontre l’expérience municipale yerroise.
Il n’y va en aucun cas du populisme, mais de la simple prise en compte des aspirations de nos concitoyens, et nous souhaitons que le gouvernement agisse dans cette voie.
M. Didier Vasseur
Secrétaire Départemental DLR pour la Seine-Saint-Denis (93)
Ancien Maire-Adjoint de Villepinte et Membre du Comité Directeur de l’Union Villepintoise
Les bullocrates
26/07/2010 11:37 par dlr14ème_62
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Les bullocrates
26/07/2010 11:37 par dlr14ème_62
« Les bullocrates »
De Jean François Khan
Edition : Fayard
17/09/2006
ISBN : 2213627525
Résumé du livre
Il est un jugement sur lequel la gauche et la droite se mettraient volontiers d'accord : la France va droit à la catastrophe. Jean-François Khan leur oppose que ce n'est pas
la France qui tombe, mais ceux qui le proclament pour masquer leur propre effondrement : les médias et les politiques. Ce sont eux qui, coupés du peuple, entendent néanmoins parler en son nom et font obstacle au renouveau démocratique. Un court pamphlet, vif et à rebours de la "bien pensance".
Avis
JFK brûlait d’écrire un pamphlet et il l’a fait. Beaucoup lui en tiendront rigueur au risque de l’empoisonner de leur fiel. Mais l’homme est immunisé, par son talent d’abord, son indépendance ensuite, sa constance enfin.
Libre-échange et protectionnisme
26/07/2010 10:15 par dlr14ème_62
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Libre-échange et protectionnisme
26/07/2010 10:15 par dlr14ème_62
Même si la crise a été l’occasion d’une remise en question de certains dogmes et si les tenants du protectionnisme arrivent aujourd’hui à faire davantage entendre leur voix, il est frappant de voir encore à quel point le débat est biaisé. Pourtant, les faits sont têtus.
Les gentils et les méchants
Dans la fable libre-échangiste défendue par Bruxelles, l’UMP, le PS, le Modem ou les Verts, il y a d’un côté les gentils libre-échangistes, autrement appelés les « modernes » et de l’autres, les vilains protectionnistes, forcément rétrogrades et passéistes, volontiers caricaturés comme des partisans de l’autarcie albanaise sans autre forme de procès. Dès la deuxième page de son livre, « La cité de l’homme », Dominique de Villepin range ainsi le protectionnisme comme un mal à éviter.
Dans ce monde en noir et blanc, il y aurait d’une part les pays comme l’Europe ou les pays émergents d’Asie, ouverts au commerce international au progrès, bref, modernes. De l’autre, il y aurait la Corée du Nord ou le Venezuela (qui ne tiendrait que grâce à sa rente pétrolière). Le discours majoritaire ne fait pas dans la nuance et ne s’embarrasse pas de la complexité d’une réalité beaucoup moins simpliste qu’ils ne la présentent, où se sont les nuances de gris qui dominent.
Les dangers du libre-échange
En outre, la théorie de Ricardo sur les avantages comparatifs a beaucoup vieilli. Il faudrait se souvenir du fait qu’elle date de deux cent ans, à une époque où le transport était aléatoire et cher et où les écarts de salaire entre les pays allaient de un à deux… Aujourd’hui, le coût de transport est très faible, du fait du transport en conteneur par bateau. Du coup, comme le démontre parfaitement Jean-Luc Gréau, ce ne sont plus les avantages comparatifs qui expliquent la spécialisation, mais bien les coûts.
Du coup, la Chine se spécialise dans la production de tous les produits pour lesquels le coût de transport n’est pas un obstacle, au point d’exporter quatre fois plus vers l’Union Européenne que d’y importer. Comme le démontrait bien Maurice Allais, le libre-échange avec des pays aux conditions salariales aussi différentes est un vecteur massif de destruction d’emplois au sein des pays développés, ainsi que d’écrasement des salaires. Les salariés, comme en Allemagne, ne récupèrent aucun gain de productivité.
Un autre regard sur les tigres et les dragons asiatiques
Les tigres asiatiques sont cités en exemple pour défendre le modèle libre-échangiste. Certes, ces pays ont largement profité de l’ouverture au commerce des pays occidentaux. Mais un examen plus approfondi en fait plutôt des cas d’école pour défendre… les pratiques protectionnistes. Il suffit de constater aujourd’hui que plus de 95% des voitures vendues au Japon, en Corée du Sud ou en Chine sont fabriquées localement pour comprendre que leur modèle est également fortement protectionniste.
Le cas de l’industrie automobile en Chine est exemplaire. Il y a vingt ans, elle impose des droits de douane de 100% sur les voitures importées, contraignant les constructeurs à implanter des usines d’assemblage. Mieux, ils imposent des joint-ventures avec des entreprises locales pour développer leurs constructeurs. Puis, la Chine a augmenté les droits de douane sur les pièces détachées pour faire venir les sous-traitants et assurer un transfert complet de la chaine de valeur.
Le modèle gagnant est protectionniste
Mieux, cet exemple est tout sauf un exemple isolé. Le Japon et la Corée du Sud ont enclenché leur développement économique en protégeant leur agriculture des aléas du commerce international. Aujourd’hui encore, The Economist montre que le modèle économique chinois comporte un large volet protectionniste. En effet, alors que le tarif extérieur moyen des Etats-Unis est de 3%, il atteint la bagatelle de 9% en Chine, qui protège 27% de son économie. En outre, on imagine bien que cette moyenne est trompeuse et que la Chine ne protège pas ses industries qui n’en ont pas besoin….
Le protectionnisme est utile car il donne le temps à un secteur économique et à des entreprises de grandir et d’atteindre la taille critique. Il est utile pour éviter une course au moins-disant salarial et social dégradantes pour les pays occidentaux. Il est également utile à l’environnement par la réduction de l’utilisation des transports qu’il implique. Enfin, le protectionnisme est utile pour faire des entreprises les acteurs d’une véritable collectivité, leur donner un intérêt au progrès économique de leurs employés, alors que les multinationales hors-sol n’ont qu’une logique de coût.
Le protectionnisme commercial, ce n’est pas l’autarcie. Tous les pays du monde le pratiquent déjà plus ou moins, et notamment ceux que l’on nous donne en exemple. Une dose de protectionnisme, c’est aussi refuser la loi de la jungle de l’anarchie commerciale.
Laurent Pinsolle
L’euro, fardeau de l’Europe et de la France
26/07/2010 10:05 par dlr14ème_62
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L’euro, fardeau de l’Europe et de la France
26/07/2010 10:05 par dlr14ème_62
« L’Europe utilise sa propre puissance pour se torturer »
C’est pourquoi il est totalement sidérant d’entendre les défenseurs de l’euro se réjouir de sa remontée. Comment peuvent-ils ignorer que cette hausse est une calamité pour notre industrie ? Comment imaginer conserver des emplois productifs avec nos salaires, notre protection sociale et un euro surévalué sans la moindre protection commerciale ? C’est à croire que certains ne pensent qu’au pouvoir d’achat qu’ils gagnent quand ils partent aux Etats-Unis !
La victoire des néolibéraux
Plus globalement, c’est la ligne favorable à la globalisation néolibérale qui a gagné. On la retrouve aux commandes dans les interventions du FMI. Dominique Strauss Kahn devra assumer les programmes de rigueur extrême appliqués en Grèce ou en Roumanie. Outre le fait de baisser le salaire des fonctionnaires, Athènes a ainsi mis en place un SMIC-jeunes couplée à une hausse de 4 points de la TVA, programme proche de celui appliqué à Bucarest.
Mais le plus impressionnant reste d’entendre Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, affirmer que « le rééquilibrage des finances publiques et le soutien de la croissance ne peuvent donc plus être présentés comme deux objectifs incompatibles, un dilemme imposé à la politique économique » à un moment où l’austérité budgétaire va peser sur la croissance. Et la perspective de dix années de rigueur, promise par Jacques Attali, n’est guère riante non plus…
Pourtant, il existe des alternatives !
Devant les tristes perspectives évoquées par les uns et les autres, on comprend qu’il faut changer radicalement pour épargner des peuples qui paient très cher les errements d’un système économique dont ils ne profitent pas. Patrick Artus a sonné la charge en faisant une proposition hautement hétérodoxe : une hausse des salaires de 20% compensée par une baisse d’autant de l’euro. Voilà un moyen de régler le problème des finances publiques de manière plus juste !
La remontée de l’euro montre également que la monnaie unique fait sans doute davantage partie du problème que de la solution. Il est donc urgent de la quitter pour retrouver une politique monétaire adaptée à notre réalité, comme le soulignent un nombre grandissant d’économistes (Gérard Lafay, Jean-Luc Gréau, Alain Cotta…). De plus en plus d’économistes évoquent également la possibilité de monétiser la dette pour éviter une saignée de l’économie réelle qui épargnera seulement les plus riches.
L’Europe telle qu’elle est construite aujourd’hui, entre construction monétaire artificielle et dogmatisme libéral est la raison de notre déprime économique. La seule solution sera donc de tout reprendre à zéro pour remettre l’économie au service de l’homme, seule querelle qui vaille, et non l’inverse.
Laurent Pinsolle
Les gesticulations sécuritaires de Nicolas Sarkozy
23/07/2010 23:58 par dlr14ème_62
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Les gesticulations sécuritaires de Nicolas Sarkozy
23/07/2010 23:58 par dlr14ème_62
Un nouveau préfet en Isère, une réunion à l’Elysée à venir sur « les problèmes que posent les comportements de certains des gens du voyage et les Roms » : le président de la République reprend l’offensive sécuritaire pour répondre aux violences des derniers jours.
La posture sécuritaire, un fond de commerce usé
Il faut dire que celui qui fut ministre de l’intérieur de Jacques Chirac a géré directement ou indirectement la sécurité des Français sur sept de ces huit dernières années, et a multiplié les déclarations plus fracassantes les unes que les autres, ainsi que les lois. Du coup, un scepticisme généralisé s’est emparé de la plupart des médias qui remettent en cause à demi-mot son bilan.
En fait, il est difficile de juger les annonces du gouvernement avec sérénité. L’éviction du préfet de l’Isère et la réunion sur les gens du voyage sont-elles des décisions justes et courageuses ou simplement des annonces destinées à donner le change face aux inquiétudes des Français ? Il faut dire que les maigres résultats de Nicolas Sarkozy sur le sujet ne poussent guère à la tolérance…
Insécurité : un bilan désastreux
Comme l’a souligné récemment le Chafouin dans un bon billet, « dans le bilan de sarkozy, il faudra retenir le fiasco sécuritaire ». Tous les jours, on peut constater que l’insécurité n’a pas baissé depuis huit ans, malgré les innombrables déclarations du président. Cet échec patent de la politique qui l’a lancé risque de peser lourd dans la balance en 2012, quand les Français se demanderont s’il faut lui accorder un nouveau mandat. Une impression d’échec sur la sécurité serait redoutable.
Et pour l’instant, il s’agit bien d’un échec. Derrière la posture sécuritaire, le bilan est extrêmement mauvais. Si les chiffres globaux de la délinquance ont tendance à baisser, cela s’explique par la chute des atteintes aux biens, notamment les vols de voitures, du fait du bien meilleur équipement des véhicules et pas vraiment de l’action du gouvernement. En revanche, les violences aux personnes, bien plus marquantes, ne cessent de progresser depuis huit ans malgré les lois et les annonces.
Aujourd’hui, trop de délits mineurs ne sont pas sanctionnés, appelant sans doute des gestes plus graves. Il est donc essentiel qu’au-delà des grands discours et des nouvelles lois, l’Etat casse le cycle de la violence pour restaurer son autorité et le respect des règles de vie en société.
Laurent Pinsolle